Le Musée de la Citadelle de Bourg – Souterrains et Calèche est ouvert : Tous les jours du 1er juin au 30 septembre. Les week-ends et jours fériés (hors 1er mai) les mois de mars, avril, mai et octobre. Pour les groupes de plus de 10 personnes, sur réservation, tous les jours de toute l’année – sous réserve de disponibilité du personnel.
Les visites guidées de 1h15, comprenant l’histoire de la Citadelle de Bourg, les descriptions et explications des voitures à cheval, la descente dans le souterrain cavalier du 16e siècle et la visite de l’intérieur de l’une des sept cuves à pétrole de la Seconde Guerre Mondiale en bas de la falaise et leur histoire…
Les visites guidées ont lieu à :10h00, 11h30, 14h00, 15h30 (sauf le dimanche, horaire si réservées par les croisiéristes) et 17h00.
Prévoir de réserver téléphone : 05 57 68 23 57
La visite guidée vous permettra de découvrir :
– La collection de voitures hippomobiles, explications des utilisations, des détails, des astuces…
– Le souterrain cavalier du16ème siècle, vestige de la Citadelle de BOURG,
– L’histoire de la Citadelle de BOURG, ancêtre de la Citadelle de BLAYE, de 1590 à nos jours
– La promenade permettant de rejoindre le bas de la falaise afin de découvrir l’intérieur de l’une des sept cuves à pétrole de la seconde guerre mondiale,
de taille impressionnante, en béton armé. Elles servaient de réserves de carburant pour les matériels de guerre.
TARIFS INDIVIDUELS
– Plein tarif: 6 euros
– Tarif réduit (PMR et demandeurs d’emploi) : 3 euros
– Enfant de 10 à 15 ans : 2 euros
-Gratuit pour les moins de 10 ans
POUR LES GROUPES
à partir de 10 personnes, ouvert toute l’année, sur réservation.
– De 10 à 24 personnes : 5 euros
– De 25 à 49 personnes : 4 euros
– À partir de 50 personnes : 3 euros
GROUPES SCOLAIRES
Moins de 20 enfants : forfait de 20 euros
Plus de 20 enfants : 1 euros par enfant
En complément de la réservation de la Salle de la Citadelle : forfait visite 80 euros
Le musée fonctionne en visites guidées, celles-ci ont une durée de 1h15, elles ont lieu à :
10h00 et 11h30
14h00 – 15h30 -17h00
SULFATEUSE
De 1919 à 1945
Bois, fer et cuivre
Musée des Calèches – 33100236
Cette sulfateuse est l’œuvre de l’entreprise Castaing Fils, dont le siège se trouvait rue Hannapier à Bordeaux, et dont l’activité se développe entre 1919 et 1945.
La cuve contenant la bouillie bordelaise est en cuivre. À l’arrière de la cuve, la pompe est reliée aux essieux. Ainsi, dès que le véhicule roule, la pompe se met en marche et propulse le sulfate grâce à 6 gicleurs latéraux. La manette de droite permet de bloquer le système pour éviter le sulfatage des chemins sur la route des vignes. Avec la même manette, il était possible de sulfater le dernier rang de vigne en projetant le produit par les gicleurs de droite ou de gauche. Les gicleurs sont réglables en hauteur et en largeur. Il s’agit vraisemblablement d’une des plus anciennes sulfateuses, puisque le bandage des roues est en fer. L’entreprise Castaing Fils était renommée et exportait ses machines agricoles dans les colonies françaises.
SOUTERRAIN CAVALIER
XVIe siècle
Pierre de Bourg
Parc de la Citadelle
Place d’Armes – 33100205
Ce souterrain cavalier est réalisé à la demande du duc d’Épernon au XVIe siècle.
Il permet de relier le port de Bourg à la Citadelle, tout en étant protégé dans le cas d’un assaut, et de faire transiter des marchandises dans et hors de la Citadelle, à l’abri des regards indiscrets. Ce sont les chevaux qui remontent les livraisons à travers ce souterrain qui lui valent le nom de « souterrain cavalier ». Aujourd’hui, ce passage débouche dans la salle du musée des Calèches.
SALLE DES GARDES
XVI siècle
Pierre de Bourg
Citadelle – 33100202
La salle des gardes se situe actuellement sous la chartreuse du XVIIIe siècle, dans le parc de la Citadelle, et constitue l’un des vestiges du château du Moyen Âge qui l’a précédée. À l’origine est prévue une pièce avec une voûte en anse de panier qui lui confère un caractère exceptionnel. Mais la portée de cette voûte étant très importante, on prévoit rapidement de mettre deux piliers pour la soutenir. Les avis s’opposent sur la fonction de cette salle au XVIe siècle. Certains pensent qu’il s’agit d’une prison, d’autres optent pour une cuisine où les gardes venaient se réchauffer et se restaurer. La cheminée, son petit four, ainsi que le puits, donnent à penser avec plus de certitude qu’il s’agit d’une cuisine et de pièces de servitudes. Le soin est pris, au XVIlle siècle, d’ouvrir des fenêtres côté Dordogne, pour le confort et le plaisir des yeux.
PIGEONNIER
XVIII siècle
Moellon
Parc de la Citadelle – 33100239
Le pigeonnier dans le parc de la Citadelle est vraisemblablement construit au XVIIe siècle par Denis de Lansac, propriétaire du château de la Citadelle. Il remplace une échauguette que l’on distingue assez nettement sur les gravures du XVIIe siècle.
De forme circulaire, il est pourvu de petites cases sur toute sa circonférence, ainsi que sur toute sa hauteur, pouvant ainsi abriter un grand nombre de pigeons. Blanchi à la chaux sur les parois, il conserve à l’intérieur une partie de sa charpente d’origine, ainsi que la rampe d’accès aux cases des pigeons.
Celle-ci est en bois et pivote encore sur son axe.
LANDAU
1870 à 1884
Carrossier : Jules Sezalory
Bois, fer, cuir, verre et velours
Musée des Calèches – 33100235
Le landau tire son nom de la ville allemande Landau où il est, semble-t-il, utilisé pour la première fois.
Celui qui est présenté au musée des Calèches, à Bourg, est tiré par deux chevaux. Il est réalisé entre 1870 et 1884 par Jules Sezalory, un carrossier de Bordeaux. Le landau est une voiture à double capote protégeant les passagers du mauvais temps.
Des les beaux jours, on abaisse les capotes pour de longues promenades dans les environs de Bordeaux. La place du cocher est en hauteur par rapport à celle des passa-gers, afin qu’il puisse observer la route en ayant le regard au-dessus de la tête des chevaux.
CUVES À PÉTROLE
Entre 1939 et 1944
Ingénieur : Cailleret
Béton armé
Parc de la Citadelle – 33100206
Ces cuves à pétrole, uniques en Aqui-taine, ont été aménagées dans d’anciennes carrières de pierre. On y accède en empruntant le souterrain cavalier débouchant dans le musée des Calèches. Le projet est présenté au maire en 1938. Malgré son rejet par la municipa-lité, le gouvernement impose sa volonté et les travaux de construction débutent en 1939. Lorsque les Allemands arrivent en 1940, ils sont fortement intéressés par le projet. Ainsi, la construction des cuves se fait sur des plans français, avec des ouvriers fran-çais, mais sous la surveillance des Allemands. Au total, 7 cuves sont réalisées. La plus grande mesure 70 mètres de long. La contenance totale est de 14 000 m3 de carburant. En août 1944, lorsque les Américains arrivent, les Allemands, devant la menace, décident de dynamiter l’intérieur des cuves afin de détruire les stocks de carburant, puis de s’enfuir. Suite à l’explosion, les couvercles en béton armé s’affaissent à l’intérieur des cuves, laissant des plaies béantes.
CHEVAUX DE BAYOL
1887 à 1931
Sculpteur : Gustave Bayol
Bois polychrome
Musée des Calèches – 33100237
Ce cheval provient du carrousel du Blayais qui appartenait à M. Rabotin. Le carrousel du Blayais est l’œuvre de Gustave Bayol, chef de file de l’École française d’art
forain au début du XXe siècle. Ce sculpteur a le génie de donner beaucoup de vie à ses chevaux. Il est l’inventeur du « cochon » et du « cygne » des manèges pour enfants.
Son premier commanditaire est un Allemand, en 1887. Une véritable passion gagne ensuite cet ancien compagnon du tour de France. Il crée ainsi sur Angers une entreprise qui emploie 60 ouvriers. Le musée des Calèches compte trois chevaux de Bayol,
dont un mis en dépôt par un collectionneur privé.
B2 ET MOTO-POMPE
Début du XXe siècle
Dedion-Bouton pour la moto-pompe et Citroën pour la B2
Métal
Musée des Calèches – 33100238
En 1978, René Renaud, adjudant-chef des sapeurs-pompiers de Bourg, découvre à Camillac, sous un tas de sarments, une Citroën B2. Mme Prolongeau qui en était propriétaire, lui donne le véhicule qu’il s’ingénie à transformer, après de nombreuses recherches, en modèle des années 1930.
La moto-pompe qui lui est associée, construite par Dedion-Bouton, fait partie des premiers matériels mécanisés de la caserne. Elle sert pour la dernière fois en 1949, lors des incendies qui ont ravagé le département et contre lesquels les pompiers de Bourg vont se battre durant plus d’une semaine.